Passez d’un port à l’autre et laissez-vous guider.
Saviez-vous que le paquebot France avait un nez ? Eh bien, c’est justement ce vestige qui marque aujourd’hui le point de départ de votre balade. Ce morceau d’histoire trône fièrement sur une esplanade au cœur des activités portuaires du Havre. Vous êtes bien devant ? Alors c’est parti !
Ce morceau de métal provient du légendaire paquebot France, symbole de la technologie française des années 60, qui s’est amarré au Havre jusqu’en 1974. Acheté par un collectionneur privé en 2008, le nez échappa à son démantèlement en Inde. En 2017, il fut acquis lors d’une vente aux enchères par le ministère de la Culture pour le compte de la Ville du Havre, et retrouva son port d’attache en 2018.

Paquebot France à la sortie du port en 1964.
À la fin du 19e siècle, Le Havre était la tête de ligne des paquebots de la Compagnie Générale Transatlantique, dite la Transat. Ils étaient chargés des migrants en quête d’une vie moins dure, des vedettes du Gotha mondain et des élites, partant vers le Nouveau Monde.
Aujourd’hui encore, les paquebots font partie du paysage havrais… Sur votre gauche, vous apercevrez d’ailleurs le terminal croisière de la Pointe de Floride.
Il accueille chaque année environ 150 escales, soit plus de 400 000 passagers et plus de 120 000 membres d’équipage. Pour renforcer son attractivité et faire du Havre la tête de ligne des compagnies de croisière, près de 100 millions d’euros sont investis par la Communauté urbaine Le Havre Seine Métropole et HAROPA PORT – via le GIP Le Havre Croisières, pour le moderniser.
HAROPA PORT entreprend d’importants travaux afin d’installer un système de raccordement électrique des navires à quai afin de réduire l’empreinte environnementale des escales.
Bon à savoir : le premier branchement d’un navire à quai s’est déroulé avec succès le jeudi 30 octobre 2025.
En parallèle, Le Havre Croisières a entrepris des travaux d’aménagement pour ouvrir la pointe de Floride sur la ville : création de 3 nouveaux terminaux plus grands et plus confortables, d’un espace paysager et d’ espaces publics.
Toujours avec nous ? Au bout de l’esplanade, vous pouvez apercevoir la stèle aux marins disparus. Elle nous rappelle que la mer peut parfois être cruelle et que les pêcheurs, que vous voyez peut-être dans leurs bateaux, risquent encore leur vie sur leur chalutier ou leur coquillard.
Regardez maintenant en face de vous, au loin : l’entrée du port, identifiable grâce aux phares d’entrées indiquant aux navires l’orientation à prendre : rouge pour bâbord et vert pour tribord.
C’est par là que transitent porte-conteneurs, ferries, paquebots, pétroliers, vraquiers, dragues, rouliers, et quelques voiliers… Pour gérer le ballet de ces flux qui ne s’arrêtent jamais, pour aider les navires à accoster, à appareiller… la capitainerie du port, des pilotines, des remorqueurs et des lamaneurs sont toujours sur le qui-vive.
Maintenant, retournez-vous : impossible de manquer le grand bâtiment bleu de huit étages. Érigé en 1964, il abrite les équipes havraises de HAROPA PORT, l’établissement qui rassemble les trois ports de l’axe Seine – Le Havre, Rouen et Paris -, depuis 2021 et qui forme le premier port de France.
Quittons maintenant cette esplanade. Marchez sur le trottoir de l’avenue Lucien-Corbeaux vers la passerelle en verre devant vous.