La station de pilotage du Havre-Fecamp a accueilli jeudi 15 janvier la Saint Michel sa nouvelle vedette realisee par le chantier concarnois JFA escortee par deux autres pilotines lors de l'entree au port. Construite en polyester fibre de verre et composite par infusion sur un plan Pantocarene elle file 25 n?uds et peut embarquer huit pilotes.
© HAROPA PORT

Trois secrets sur le pilotage maritime ⚓

La station de pilotage du Havre-Fecamp a accueilli jeudi 15 janvier la Saint Michel sa nouvelle vedette realisee par le chantier concarnois JFA escortee par deux autres pilotines lors de l'entree au port. Construite en polyester fibre de verre et composite par infusion sur un plan Pantocarene elle file 25 n?uds et peut embarquer huit pilotes.
© HAROPA PORT

Derrière la silhouette imposante des géants des mers qui escalent au port, se cachent des experts de l’ombre : les pilotes… Voici trois choses que vous ignoriez (sûrement) sur leur quotidien.

1. Les pilotes du Havre : pionniers de l’hélitreuillage 🚁

@ Pierre Castetz

Si vous levez les yeux au large du Havre, vous apercevrez peut-être un hélico vert et blanc au-dessus d’un navire. Ce n’est pas une scène de film, mais une spécialité locale !

Pourquoi ?

Cette technique permet d’embarquer le pilote sur le navire avec une rapidité record, même lorsque la mer est trop mauvaise pour utiliser une vedette. Une expertise qui fait aujourd’hui référence à l’international.

 

Anecdote !

En 1976, la station de pilotage du Havre marquait l’histoire en devenant la toute première au monde à s’équiper d’un hélicoptère.

2. Le pilotage : une obligation de taille 📏

Port de Rouen. Chimiquier Ecomar Gascogne de 183 metres sur Seine entre Yainville et Rives en Seine. Bateau pilote en navigation..

© Jean-François Damois

Tout ce qui flotte au Havre et sur la Seine n’a pas besoin d’un pilote à bord !

Le recours à un pilote répond à des règles précises destinées à garantir la sécurité de la navigation.

Sur la Seine, le pilotage est obligatoire pour les navires de plus de 45 mètres de long. Au Havre, ce seuil est porté à 70 mètres.

Une exception importante existe toutefois ⚠️ les navires transportant des marchandises dangereuses, comme certains hydrocarbures ou produits chimiques, doivent être assistés par un pilote quelle que soit leur taille.

En dessous de ces seuils, les capitaines peuvent manœuvrer seuls. Au-delà, ou lorsqu’il s’agit de cargaisons sensibles, l’expertise locale du pilote devient indispensable pour assurer la sécurité du navire, des infrastructures portuaires et de l’environnement.

3. Les pilotes de Rouen : 120 km de mémoire vive 🧠

Naviguer sur un fleuve est un exercice bien plus complexe qu’il n’y paraît. Pour guider les navires jusqu’au port de Rouen, les pilotes doivent mémoriser chaque détail de la Seine sur 120 kilomètres.

Le défi : dompter les méandres, anticiper les courants changeants et connaître le chenal sur le bout des doigts. C’est une navigation de haute précision où la technologie ne remplace jamais l’expérience et la connaissance parfaite du terrain des équipes du Pilotage de la Seine Rouen – Caen – Dieppe.

Le saviez-vous ?

Qu’ils arrivent par les airs ou par la mer, les pilotes sont les premiers à monter à bord et les derniers à quitter le navire, assurant le lien vital entre mer et port.



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