Passez d’un port à l’autre et laissez-vous guider.
Avant de commencer, il est important de noter que la balade se fait à vélo. Ainsi, à la fin de chaque étape, il sera indispensable de retenir les indications vous permettant d’accéder à l’étape suivante. Prêt ? Alors c’est parti !
Votre point de départ se situe au 62 route Principale-du-Port, devant l’agence de Gennevilliers, l’une des quatre agences portuaires de HAROPA PORT.
Si vous arrivez depuis le pont d’Argenteuil, n’hésitez pas à marquer une pause : la vue qui s’offre depuis ce point surplombe le terminal à conteneurs opéré par Paris Terminal et mérite le détour.

©HAROPA PORT / Laurent Guichardon
Devant l’agence de Gennevilliers, posez votre vélo et placez-vous face au bâtiment, facilement identifiable grâce à l’horloge qui le surplombe.
Construite dans les années 1960 par un disciple d’Auguste Perret, l’agence de Gennevilliers partage son histoire avec d’autres réalisations emblématiques : l’architecte a également conçu les locaux de l’entreprise Safran, un peu plus loin dans la ville, et a participé à la reconstruction du Havre – dont le port est, en quelque sorte, le « frère » de celui de Gennevilliers.
Une histoire qui s’écrit à la fois le long de la piste cyclable… et au fil de la Seine.
Gennevilliers, dont HAROPA PORT a la gestion, est la première plateforme multimodale de la région francilienne. Impressionnant n’est-ce pas ?
Pour des raisons de sécurité, certaines zones ne sont pas accessibles au grand public.
Mais, au fil de votre promenade, vous pourrez apercevoir des centaines de conteneurs. Ces boîtes métalliques, qui transportent des marchandises du monde entier, arrivent ou repartent vers les ports du Havre ou de Rouen. Le plus souvent possible, elles empruntent la Seine : pour cela, elles sont chargées sur des barges fluviales qui peuvent remplacer jusqu’à 250 camions !
Céréales, ciment, déchets à recycler, pièces détachées… une multitude de marchandises transite par les quais. Le port de Gennevilliers est une plateforme multimodale, cela signifie qu’on y combine plusieurs modes de transport – ici, le fer, le fleuve, la route et le transport par oléoduc, tout en facilitant le passage des marchandises d’un mode de transport à un autre.
C’est une immense fourmilière de 400 hectares dans laquelle sont répartis six bassins que l’on appelle des darses. Le site regroupe 8 000 emplois pour 250 entreprises spécialisées dans le BTP, l’agroalimentaire, l’environnement, l’énergie, le stockage et l’industrie.
L’idée de construire un port dans cette boucle de la Seine remonte à 1910. À l’époque, l’ingénieur responsable des avant-projets se nomme Fulgence Bienvenüe. Ce patronyme vous interpelle ? Et pour cause : la station Montparnasse-Bienvenüe à Paris rend hommage à ce polytechnicien qui a consacré 30 ans de sa vie à la construction du métro, à partir de 1898.
À Gennevilliers, les premiers bassins sont creusés à partir de 1928. Les travaux sont interrompus par la Seconde Guerre mondiale. Le 1ᵉʳ septembre 1944, les troupes américaines en prennent possession après avoir chassé l’occupant allemand. Le trafic reprend aussitôt et atteint 45 000 tonnes en 1948, 450 000 tonnes en 1950 et plus d’un million de tonnes en 1960.
Pour en découvrir davantage, placez-vous maintenant dos au bâtiment, prenez la troisième sortie du rond-point sur votre gauche et pédalez environ deux minutes pour rejoindre la piste cyclable Paris-Londres. Votre prochain point d’arrêt se fera à l’entrée de l’arboretum, au 49 route Principale-du-Port : sur votre droite, empruntez la piste qui part derrière les arbres. Des panneaux en acier vous guideront tout au long du parcours.